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02/08/2012 "Ma médaille est unique"

Médaille de bronze pour les filles du relais 4x200m nage libre. Parmi elles, l’Alsacienne Ophélie-Cyrielle Etienne, 21 ans, et des étoiles dans les yeux. Jamais un relais féminin français n’était monté sur un podium olympique depuis l’introduction de la natation en 1912.

 

L’euphorie commençait à retomber. Il faut dire que le relais 4x200 nage libre femmes concluait une soirée chargée à tout point de vue. Emotions, records, décibels, tout y est passé en l’espace de deux heures.

Des émotions XXL tout d’abord, avec la finale de la course reine des épreuves de natation. Le 100m nage libre masculin a débouché sur une empoignade du tonnerre entre l’archi-favori Australien James Magnussen et l’outsider Américain Nathan Adrian. Dans un ultime mouvement de bras après 47"52 d’effort, c’est le nageur le moins côté, Adrian (23 ans), qui l’emporte sur la plus infime des marges, un centième de seconde. Longtemps deuxième, le déjà double médaillé d’or Yannick Agnel finit au pied du podium.

Des records ensuite, avec deux performances qui resteront à jamais dans les annales. Les deux sur la même épreuve d’ailleurs, le 200m brasse. Chez les messieurs, le Hongrois Daniel Gyurta prend l’or et abaisse la meilleure marque de tous les temps à 2’07"28. Dans cette course, le Centre Aquatique a fait le bruit d’un avion au décollage avec la médaille d’argent obtenue par le Britannique Michael Jamieson. Chez les dames, mais en demi-finale cette fois, victoire et record du monde pour l’Américaine Rebecca Soni.

Et puis voilà, l’heure des braves a ensuite sonné. Il est 21h04 heure locale. Les relayeuses françaises attaquent ce 4x200m  qu’elles avaient fini 5e à Pékin. Camille Muffat met ses coéquipières sur orbite, Charlotte Bonnet et Ophélie-Cyrielle Etienne donnent tout pour ne pas voir Canadiennes et Chinoises revenir, et Coralie Balmy conclut le travail. Au final, les filles finissent loin des vainqueurs Américaines et des Australiennes, mais avec la médaille de bronze autour du cou.

 

 

Ophélie-Cyrielle Etienne, née à Wissemourg et marraine de l’Aquatic Club Molsheim-Mutzig

 

Quelle est votre sentiment quelques minutes après le passage par la cérémonie protocolaire ?

 De la joie, évidemment, mais aussi un réel soulagement. Nous savions toutes, les filles, que notre relais avait le potentiel pour décrocher une médaille. Pourtant, nous avions toujours manqué les grands podiums, aux Jeux de Pékin, aux championnats du monde. Entre se sentir capable de et le concrétiser, il y a un monde. Là, ce soir, c’est fait !

 

               

 

Quelle était votre stratégie pour gérer au mieux cette finale ?

L’idée était de mettre Camille (Muffat) en première relayeuse pour nous mettre parfaitement dans la course. Aussi pour ne pas subir trop les vagues de nos adversaires. Puis derrière, il revenait aux trois autres de tenir, de nous accrocher et de parvenir à défendre cette troisième place.

 

Quelle place va occuper cette performance à vos yeux ?

 Une médaille olympique, il n’y a rien de mieux. La délégation française gagne certes beaucoup de médailles, d’or, d’argent à ces Jeux, on pourrait se dire que ce n’une médaille de bronze en plus. Mais pas quand ça vous arrive personnellement, quand vous êtes la médaillée en question. Ce bronze, il est unique »

 

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