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29/07/2012 Basket : les Américains, les médias, la France...

Etats-Unis-France, c’est l’affiche du jour au tournoi olympique de basket. L’occasion d’aller à la rencontre de cette sélection américaine à qui l’or semble promis.

 

 

Assister à une conférence de presse de l’équipe américaine de basket masculin, c’est un peu comme faire le tour du monde en restant assis. 700 journalistes autour de soi, ça fait voyager. Il y a les Chinois, stressés, leur smartphone et appareil photo en prolongement de la main.

Les Américains bien sûr, tous seniors reporters des grands médias du pays.

Ici, un collègue letton qui prend des notes avant que ça ne commence.

Là, le rédac’ chef d’un quotidien régional allemand.

Derrière, des Canadiens qui s’entraînent à prononcer correctement le nom imprononçable de l’entraîneur américain (Mike Krzyzewski, « Ch-rou-sev-ski » pour les courageux, Coach K pour les autres).

La conférence de presse est traduite en simultané en dix langues. Greg Miller, le chef de la délégation US, introduit les membres de l’équipe. L’un après l’autre, ils défilent, se marrent devant la foule, prennent des photos et s'installent. Puis sont éparpillés dans la salle pour des interviews « individuelles ».  Autour de Kobe Bryant, Lebron James et Carmelo Anthony, des attroupements pittoresques. C’est plus calme, et franchement intéressant, chez Kevin Love et Chris Paul. L’un est la révélation des deux dernières saisons. L’autre probablement le meilleur meneur NBA, adversaire direct de Tony Parker aujourd’hui. Morceaux choisis…

 

Kevin Love (à dr.) et son ancien coéquipier d'UCLA Russell Westbrook

 

« Un sacré zoo ! »

 

Kevin Love, dans quel état d’esprit êtes-vous à l’heure de débuter le tournoi olympique ?

Confiant et humble. Commencer contre l’équipe de France, avec ses joueurs NBA et ceux qui sont dans les meilleures équipes d’Europe, c’est un vrai test qui va permettre de nous évaluer.

Les Jeux, ça vous enthousiasme ?

Forcément ! J’ai été aux championnats du monde en Turquie (2010), mais à côté, les JO à Londres, c’est un sacré zoo (sic) ! Il y a tellement de monde. Baigner dans l’atmosphère olympique offre de toutes autres perspectives. En même temps, il faut rester humble et s’entraîner sérieusement avec un seul objectif en tête : la plus haute marche du podium le 12 août.

Quel est votre rôle au sein de Team USA ?

Il n’y a que Kobe Bryant, Lebron James et Kevin Durant qui conservent le rôle qu’ils ont en club. Donc le mien, je le sais, est celui d’un joueur de complément. Le coach attend que je sois moi-même, intense. Il n’est pas si difficile de s’adapter à ce nouveau rôle.

Avec quel coéquipier êtes-vous le plus fier d’évoluer ?

Tous ! Quand vous êtes là avec l’uniforme des USA c’est que vous valez quelque chose. Il y a bien sûr Russell Westbrook, avec qui j’étais en chambre à l’université (UCLA). Mais je dirais Kobe Bryant, que j’admire depuis jeune pour sa formidable éthique de travail. Et mon père a quand même joué aux Lakers !

 

 

« Le bowling aux Jeux Olympiques »

 

Chris Paul, que représente cette expérience olympique ?

Je dirais qu’il s’agit d’un privilège. Il y a 420 places pour jouer en NBA, si peu aller aux Jeux et y représenter les Etats-Unis. J’avais 7 ans quand la Dream Team a gagné l’or à Barcelone. Voir la joie de Magix Johnson, John Stockton et des autres sur le podium, ça m’a marqué.

Quels autres sports irez-vous voir pendant ces Jeux ?

L’athlétisme et la gymnastique. Mais franchement, j’ai une question à vous poser : pourquoi le bowling n’est-il pas un sport olympique ? J’adore le bowling et j’aimerais que quelqu’un me réponde. Peut-être Jacques Rogge saurait me dire, mais il est bien trop important pour accepter un rendez-vous avec moi (Rires). Vous avez déjà vu les Chinois jouer au bowling ? Ils donnent un effet énorme à la boule, celle-ci avance tout doucement et puis frappe les quilles comme une tornade !

 

"Un maillot de la France chez moi"

 

Avec des coéquipiers si renommés, on s’inspire des autres ?

Dison qu’on ne s’assied pas en cercle et on se dit : « montre-moi ton mouvement favori » ! Souvent, on connaît les gestes des autres aussi bien qu’eux, tellement on se fréquente toute l’année. Par contre, l’inspiration peut venir du fait de parler ensemble de nos expériences, de blessures, de nos familles respectives.

Un mot sur l’équipe de France ?

Une bonne équipe, un vrai test d’entrée pour nous. Tony Parker est un compétiteur incroyable, je sais ce que jouer pour son pays représente à ses yeux. J’ai d’ailleurs un de ses maillots de l’équipe de France suspendu chez moi. Il ne m’en a pas donné un des Spurs, mais bien de son équipe nationale. Sur le terrain, défendre sur lui est compliqué, mais je suis persuadé qu’on va réussir à le contenir un maximum. Et puis avec la France, il y a aussi Ronny Turiaf, mon nouveau coéquipier aux Clippers ! Ça va être fun…

 

 

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