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27/07/2012 Djoko la joue collectif

Ce soir au stade olympique, Novak Djokovic sera le porte-drapeau d’une délégation serbe fière et ambitieuse. En leader charismatique, il va être le supporter numéro un de tous ses compatriotes… 

 

 

Là bas, entre Belgrade et Novi Sad, le basket est une seconde religion. La non-qualification de l’équipe nationale pour Londres a tout d’un cataclysme. Pour autant, l’équipe olympique serbe a tellement confiance qu’elle en oublie de s’appesantir sur l’absence des basketteurs. Alors même que le président du comité olympique n’est autre que l’immense Vlade Divac, légende de la balle orange et double médaillé aux JO. C’est tout dire. L’intéressé sourcille quand même de sa grosse tête d’ours quand on l’interroge sur le raté du basket. Mais sans plus. Trois têtes d’affiche incarnent ce sport serbe sûr de lui et ambitieux. Il y a Vanja Udovičić, capitaine du water-polo masculin. Lui et ses troupes entendent bien mettre fin à l’hégémonie hongroise sur leur sport.

 

Cavic le croyant

 

Il y a ensuite Milorad Cavic. Un nom que ne vous dit rien, et pourtant. Le géant d’1m97 a été celui qui a fait trembler la planète natation à Pékin. « C’est un moment que j’ai totalement occulté de mon esprit. Au fond de moi, je suis plus fort que ça ». Ce moment, c’est l’arrivée du 100m papillon olympique. Le Serbe va réussir l’impensable, battre le missile Michael Phelps, déjà six fois en or à ces Jeux. Et puis non. Il s’embrouille avant la touche finale, et Phelps fait le grand huit pour un océan d’un centième de secondes (vidéo ci-dessous). « Aujourd’hui, je suis surtout heureux d’être à Londres. J’ai été opéré d’une hernie discale en 2010. Le seul sportif que je connaisse qui soit revenu d’une telle opération du dos, c’est Gigi Buffon, le gardien de but italien. Il a été un modèle pour moi ». Croyant et zen, Cavic va défier à nouveau défier Phelps sur 100m papillon.

 

Novak le leader

 

Il y a enfin Djoko. Novak Djokovic. Le numéro 2 mondial pourrait être blasé par ses cinq titres du Grand Chelem, ses gains par dizaines de millions. Mais non. Il veut faire mieux sur les cours de Wimbledon (toujours vert mais habillés de mauve pour ces JO) qu’à Pékin d’où il est reparti bronzé. « Mais le favori, c’est Federer… » Maître en communication, il assure que « les Jeux sont différents de tout le reste des tournois. On n’y joue pas pour soi-même, mais pour son pays ». Djoko explique qu’il ira autant que possible encourager tous ses compatriotes (115 athlètes tout de même), mêlant esprits olympique et de famille. Surtout, le tennisman ouvrira la voie aux autres en portant haut le drapeau serbe ce soir lors de la cérémonie d’ouverture : « Un honneur unique, qui aura à jamais une place spéciale dans mon cœur ». Le collectif et l’affectif, deux valeurs qui mènent aux podiums ? 

 

 

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