NEWS

14/06/2012 Art Basel, bienvenu ou intrus ?

La plus grande foire d’art contemporain au monde se tient à Bâle jusqu’à dimanche. Art Basel, 43e édition, c’était aussi deux journées réservées aux VIP, aux professionnels, à la presse. Planet Portraits y était. Pas facile…

 

 

Des lignes ébouriffantes. Des formes à la folie. Des volumes sans limite. Comme la douce illusion de naviguer dans un univers parallèle. Comme la violente sensation de ne rien comprendre. Art Basel est certitude. Et impasse. Là, sûr, 100% sûr d’être le bienvenu à la lumière des affiches engagées de Shepard Fairey. Pourtant, là, dix mètres plus loin, sûr, 100% sûr d’être l’intrus au milieu des gribouilles inaudibles de Cy Twombly. Que s’est-il passé entre le stand de cette galerie new yorkaise et celui de ce galeriste suisse ? Je me suis égaré. Ou pire, on m’a sciemment perdu.

D’accord, je ne connais rien à l’art contemporain. D’accord, je ne m’y intéresse pas non plus tellement. Mais pourtant, j’aime Art Basel, la Mecque des foires d’art contemporain, le carrefour des influences, j’aime ce va-et-vient de collectionneurs, ces sommes vertigineuses annoncées pour telle ou telle œuvre. Même que par instant je m’y sens bien. Comme dans la section Art Unlimited, quand le gigantisme me fait oublier mes peurs et ignorances. Alors, les néons de Robert Irwin me parlent. Un peu. Alors, les 1.000 Polaroïds juxtaposés de diCorcia m’inspirent. Beaucoup. Mais il faut bien revenir à la foire proprement dite. A ces 300 galeries de 36 pays, à ces noms qui affolent les yeux et les portefeuilles comme Larry Gagosian ou David Zwirner.

 

8,5 millions pour un Warhol, et le reste

 

La seule galerie Gagosian a ramené à Bâle pour 200 millions d’euros d’œuvres de l’artiste « so british » Damien Hirst, probablement le plus cher au monde actuellement. Ca fait donc plutôt drôle d’errer dans les allées en ignorant forcément quelques-uns des méga-riches de la planète à la recherche d’un investissement alternatif. Drôle aussi de savoir qu’en quelques minutes, un Andy Warhol (d’accord, une peinture incrustée…de poussières de diamant) est parti pour 8,5 millions (collectionneur américain), qu’un tableau de Philip Guston a filé pour à peine moins.

Et que dire du must du jour, cette toile monumentale de l’Allemand Gehrard Richter, au prix évalué entre 15 et 20 millions, vendue sans coup férir par la galerie Pace de New York. Pas de panique, il reste de belles choses, de Rothko à Rauschenberg, de Picasso à Calder. C’est ça, Art Basel, et tellement plus que le néophyte ne saurait percer.

Perso, paumé mais confiant, j’avais repéré une série de photos et les fameuses graines de tournesol d’Ai Weiwei, l’artiste contestataire chinois. Mais je n’ai pas osé, sans doute intimidé par l’enjeu et tétanisé par l’inconnu. La vérité ? Dur de se remettre d’un Coca à 6 francs suisses…  

Art 43 Basel se poursuit jusqu’au dimanche 17 juin.

http://basel.artbasel.com/go/id/ss/

 

Retrouvez en images la partie d'Art Basel consacrée aux œuvres monumentales via ce portfolio de la Badische Zeitung

 

 

 

Texte et photo © Planet Portraits, toute reproduction sans mention du site planetportraits.fr est interdite.

Afficher les articles par tag

Lunettes solaires, Visiofactory.com, l'Optique à prix d'usine !
Soutenez Planet Portraits sur J'aime l'info

Page

Votre compte

Liens