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04/09/2012 > Berlin : la fin du « franc-parler »

Le Tacheles, emblématique squat de la capitale allemande, a été contraint à la fermeture. Une page se tourne à Berlin…

 

 

L’endroit avait été investi par des artistes depuis la chute du Mur. En vingt ans, il avait même réussi l’exploit de devenir une attraction touristique. Ces derniers temps, quelque 400.000 curieux venaient chaque année s’imprégner de l’exotisme de l’immeuble. Pour y voir quoi ? Une friche de centre commercial à la monumentale structure en béton. Des œuvres improbables dans le jardin à l’arrière du bâtiment. Des murs couverts de tags et des artistes en résidence.

                                                                         

                                    

 

Tour à tour grand magasin (entre sa construction en 1909 et 1914), maison de la technique et prison nazie, le Tacheles -mot yiddish tiré du verbe « s’expliquer » que l’on peut traduire par « franc-parler » : l’immeuble faisait autrefois partie du quartier juif de la ville- a vu son destin basculer en galerie d’art à l’initiative d’un collectif soucieux d’éviter la destruction du bâtiment. Sur Oranienburger Strasse, en plein Berlin-centre, l’avenir de l’immeuble va pourtant devenir chaotique.

Depuis le début du squat, les artistes occupants avaient obtenu d'un précédent propriétaire de n’avoir à payer qu’un loyer mensuel symbolique (1 Deutsch Mark !). Le propriétaire suivant, la HSH Nordbank, a depuis un moment annoncé sa volonté de vendre le Tacheles. Une opération qui passe par la fermeture de ce village d’artistes unique. Une perspective qui a provoqué d’innombrables réactions et la rédaction d’une kyrielle de pétitions. La vente aux enchères avait été annoncée pour le printemps 2011 et pour la modique somme de…35 millions d’euros. Devant l’émotion suscitée, le propriétaire avait renoncé.

Mais, pour l’icône du Berlin décalé, ce n’était que reculer pour mieux sauter. Hier, mardi 4 septembre au matin, des huissiers ont bouclé l’immeuble, en présence de policiers, d’une centaine de sympathisants et d’une poignée d’artistes. Alors, douloureux épilogue pour un lieu devenu œuvre d’art ou fin logique d’une verrue à la réputation surfaite ? Franchement dit, un peu des deux… Mais triste, quand même.

 

 

Photos et texte © Planet Portraits, toute reproduction sans mention du site planetportraits.fr est interdite.

 

12/08/2012 > De l’argent plein le panier

Battues logiquement par les Américaines en finale (86-50), les basketteuses françaises concluent leur histoire olympique par une médaille d’argent qui fait le bonheur de ce groupe exemplaire.

 

1er octobre 2000. 21 septembre 2006. Deux dates qui ne disent a priori pas grand chose à grand monde. Mais deux dates qui comptent, à l’heure où basketteuses françaises et américaines foulent le parquet de l’O2 Arena. La première, voilà douze ans, rappelle l’ultime participation du basket tricolore à une finale olympique. C’était à Sydney, déjà un France-Etats-Unis et déjà une médaille d’argent qui avait le goût de l’or pour les Rigaudeau, Sciarra et autres Risacher. La seconde, voilà six ans, marque la dernière défaite de l’équipe féminine à la bannière étoilée. C’était contre la Russie, en demi-finale des championnats du monde. Aux Jeux Olympiques, les Américaines affichent même un affolant bilan de 40-0 depuis 1992.

 

Alors, forcément, l’issue de la finale est quasiment écrite d’avance. Surmontée de son monumental chignon bleu-blanc-rouge, Isabelle Yacoubou croque tout de même dans le match comme une damnée. La grande Bleue, révélation du tournoi, se multiplie pour laisser son équipe dans le coup, suppléant l’entame décidée de Sandrine Gruda. A peine entrée, elle trouve deux paniers faciles et bouscule le secteur intérieur adverse. L’éclair rappelle que les Françaises ne sont pas là par hasard. Mais trop vite, la logique reprend ses droits, aidée par une mixture excitation/précipitation qui plonge les coéquipières de Céline Dumerc à 12 points à la mi-temps. Etincelante tout le tournoi, la meneuse de Bourges est asphyxiée par la défense de Diana Taurasi.

 

"C'est juste magnifique"

 

Comme prévu, l’intensité physique des Américaines met au supplice, provoquant pertes de balle et mauvais choix. Comme prévu aussi, malheureusement, les Bleues fébriles finissent par exploser en vol. L’ailière US Candice Parker ouvre des brèches de partout, au grand plaisir de Kobe Bryant et Chris Paul installés dans les gradins (côté français, seul Boris Diaw était venu supporter les filles). L’écart enfle, inéluctablement. Moins 22, puis moins 28, mais le banc est plus souriant que jamais. Le petit nuage sur lequel ont vogué les filles de Pierre Vincent sera finalement argenté. Les basketteuses ont écrit une belle histoire. Tout juste dommage que le dernier chapitre ait été le moins bon de tous. La faute en grande partie à cette intouchable sélection américaine qui martèle sa suprématie depuis vingt ans.

 

A la sirène, les Américaines s’embrassent, les Françaises aussi. Les unes sont invincibles (41e victoire d’affilée aux Jeux), les autres heureuses comme des gosses. « Born in the USA » dans les oreilles, les  Bleues montent sur une deuxième marche du podium qui vaut de l’or pour le basket tricolore. « C’est juste magnifique » avoue les yeux brillants Emeline Ndongue, sans lâcher une seconde sa médaille. « Trop bien, magique même, le fruit d’années de travail » pour Edwige Lawson-Wade et Céline Dumerc, une fois le calme revenu et avant qu’une poignée de supporters n’entonnent spontanément la Marseillaise. Radieuses, les filles chantent à leur tour devant les caméras. En rythme et en sourires, l’argent leur va si bien.

 

 

Photo et texte © Planet Portraits, toute reproduction sans mention du site planetportraits.fr est interdite.

 

10/08/2012 > Beurk, 4.700 médailles croquées !

JO 2012 / D’accord, gagner une médaille, c’est croquer sa part du gâteau olympique. D’accord, quand on a un jour perdu en mordant la poussière, on ne doit qu’apprécier le bon goût d’un métal précieux. D’accord, on parle de médaille en chocolat, mais justement pour celui qui n’a rien à se mettre sous la dent. D’accord, certain(e)s médaillé(e)s sont à croquer, selon les goûts bien entendu. D’accord, une médaille, ça a vraiment le culot d’être de la même forme qu’un cookie. D’accord, cent fois d’accord, une médaille à des Jeux Olympiques fait, je l’imagine, croquer la vie à pleines dents.

Mais par pitié, messieurs et mesdames (pour le principe, car ici à Londres il doit y en avoir une pour 50) les photographes, arrêtez de demander aux athlètes de mettre leur médaille en bouche. C’est leur donner, au sommet de l’Olympe, un air puissamment ridicule et infantile ! Trois jours ne devraient toutefois pas suffire à décourager de ces joailleries du dimanche… Pourtant, un bisou c’est tellement mieux qu’un coup de crocs, isn’t it ?

 

Médaille de bronze au triple saut, l'Italien Fabrizio Donato.

 

 

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04/08/2012 > Les Jeux, ce crève-cœur…

Etre journaliste et couvrir les Jeux Olympiques, c’est franchement plus délicat que ça n’en a l’air. Il faut faire des choix. Redoutables, parfois. Et des impasses, encore plus difficiles. La preuve.

 

Impossible de tout suivre et encore moins d’aller tout voir, même si on est sur place. Des fois, impossible même de se rendre nulle part si l’on veut travailler un peu (d’accord, pas souvent). Prenez cet après-midi par exemple. En même temps ou presque, aux quatre coins du parc olympique et au-delà, il y a les finales dames de tennis et de badminton, un quatre-de-finale de football, Russie-Etats-Unis en volley, la finale de l’épée féminine par équipe, les excellents Italiens en water-polo. Et Etats-Unis-Lituanie dans la Basketball Arena. Cette rencontre était cochée sur mon calendrier.

Problème, j’ai un article à rédiger sans faute (!) sur Oscar Pistorius, qui est entré dans l’histoire des Jeux ce matin. Mieux vaut rester au centre de presse, ce hall monumental où les quelque 5.000 journalistes accrédités font un moment ou un autre acte de présence. Hier j’ai bien essayé d’écrire quelque chose devant les finales de natation à la piscine, mais Phelps m’a piqué mon stylo.

Résigné mais résolu, j’entame donc mon chef d’œuvre. Au loin, des collègues français exultent puisque la doublette Benneteau/Gasquet vient de s’adjuger le bronze à Wimbledon.

Mon cerveau chauffe, l’inspiration semble fuir comme le soleil derrière l’énorme nuage qui, paraît-il, recouvre le stade olympique. Voilà que sur l’écran de télé en face de moi (il y en a une bonne cinquantaine répartis dans le centre de presse) j’aperçois Kobe Bryant et compagnie. Contre mon gré je tombe sur le score : les Lituaniens dans le coup à la fin du 3e quart-temps, c’est déjà un événement. Dire que je devrais être dans la salle, là, tout près, mais que je me suis bloqué un moment pour réécrire (et je me dis de plus en plus que les trois-quarts du centre de presse, au moins, ont eu la même idée) l’histoire d’Oscar, le « coureur aux lames ».

Derrière moi, des journalistes saint-marinais (oui oui, ça existe) sont dépités car leur tireuse vient de manquer la médaille d’un rien à l’épreuve de la fosse (re-oui, ça existe aussi). Contre mon gré encore, je vois que l’écart n’évolue pas entre Américains et Baltes au basket. Et si ces derniers réalisaient l’impensable exploit ? Je raterais ça, à 300 mètres de la salle ?

A côté de moi, un journaliste, forcément d’outre-Atlantique vu son agitation devant la télé et le pilon de poulet qu’il ingurgite, dont la couleur donne envie de s’enfuir, et loin. Un autre, mexicain, rameute ses collègues qui font les gros yeux devant le score étriqué. Dans mon périmètre, de moins en moins qui bossent, de plus en plus d’yeux rivés sur le match, toujours serré à 5 minutes de la fin. Moi le premier. Seul un autre derrière moi ne partage pas l’instant, désespéré par son ordi qui refuse de s’allumer.

C’est officiel, mon papier n’avancera plus avant le terme du basket. C’est officiel aussi, la défaite des Américains « olympiques » n’est pas pour tout de suite. Victorieux à l’arraché de 5 points, ils laissent mon voisin soulagé. Et moi avec, pour d'autres raisons. Tout le monde reprend le cours de ses occupations. Moi de mon article. Ouh la, sans traîner, car France-Islande de handball et la finale du 100m de ces dames, c’est pour bientôt. Là, faut pas pousser, j’enchaîne les deux…

 

04/08/2012 > La der de Phelps

Ce soir s’achève la carrière d’un plus grand nageur de tous les temps, devenu à Londres l’athlète le plus médaillé de l’histoire olympique. Michael Phelps by himself, après son troisième titre d’affilée sur 100m papillon…

 

Il y a moins d’une heure, il remportait sa 17e finale à des Jeux. Il y a quelques minutes à peine, sa 21e médaille olympique autour du cou, il lâchait une larme sur le podium pendant l’hymne américain. Avant lui, personne n’avait gagné une même épreuve de natation lors de trois olympiades successives. Il l’a fait deux fois en l’espace de 24 heures. Michael est un nageur unique, un compétiteur hors du commun, un personnage atypique. D’une simplicité désopilante, il a accepté de répondre à quelques questions, avant de conclure sa carrière par le 4x100 4 nages.

 

Qu’attendez-vous de votre dernière course ?

Le relais quatre nages, c’est un gros truc pour les Etats-Unis. Déjà tout petit, mon but était d’intégrer une équipe américaine pour disputer les relais. Toute l’équipe attend cette course et est excitée. Moi le premier. De l’émotion, il y en aura forcément plus que d’habitude. Finir ma carrière individuelle par une épreuve collective, c’est extra !

 

Quel regard portez-vous sur vos troisièmes Jeux Olympiques ?

Mes prestations à Londres me font surtout réaliser qu’en 2008, j’étais dans la forme de ma vie. Tout avait été parfait, huit jours au bon moment, au bon endroit. Après, chaque olympiade est différente, chaque approche aussi. Mais je vais repartir heureux de Londres !

 

En quoi votre vie va changer loin des bassins ?

Je vais enfin pouvoir manger ce que je veux ! Vous ne pouvez même pas imaginer comme je vais savourer. Bon, je vais faire gaffe quand même : après Pékin, lors de mon arrêt de cinq mois, je m’étais vu gonfler (Ndlr, il avait pris neuf kilos). Là, je vais essayer de garder une certaine forme. Je suis aussi impatient de voir la natation de l’extérieur, d’observer la nouvelle génération à l’œuvre. Qu’elle prenne du bon temps...

 

Un message pour les plus jeunes ?

Si voir le sport de l’autre côté est ce que tu veux vraiment faire, sois bien dans ta tête et donne tout. Y arriver est possible, j’en suis la preuve vivante.

 

Palmarès de Michael Phelps à Londres 

OR sur 100m papillon, 200m 4 nages et relais 4x200m

ARGENT sur 200m papillon et relais 4x100m nage libre

 

 

Texte et photos © Planet Portraits, toute reproduction sans mention du site planetportraits.fr est interdite.

 

03/08/2012 > Bon anniversaire, Ryan Lochte

Pour ses 28 ans, Ryan Lochte s’est offert cinq médailles olympiques, dont deux en or. Pas de quoi faire tourner la tête au nageur américain. Entretien…

 

Palmarès à Londres :

OR sur 400m 4 nages et relais 4x200m nage libre

ARGENT sur 200m 4 nages et relais 4x100m nage libre

BRONZE sur 200m dos 

 

Ryan Lochte, quel bilan tirez-vous de vos Jeux Olympiques ?

J’ai connu des hauts et des bas. Mais je vais rentrer au pays avec la satisfaction d’avoir glané cinq médailles. La victoire sur le 400m 4 nages restera comme ma fierté principale : c’était le premier jour, je lançais l’équipe des Etats-Unis. Quel sentiment extraordinaire !

 

Que retenez des ces Jeux au-delà de la natation ?

La vie au village olympique, tellement surprenante et enthousiasmante. Un jour, j’ai vu Usain Bolt entrer dans l’immense restaurant du village, tout le monde s’est levé et l’a applaudi. Fascinant. Il me reste encore à aller voir jouer les basketteurs de l’équipe américaine.

 

Vous serez là à Rio en 2016 ?

Ouh la, quatre ans, c’est long. Mais j’irai jusqu’en 2016, sûr. J’aime la compétition, c’est pour elle que je nage tous les jours. D’ici là, je vais changer de lieu de résidence et d’entraînement. Vivre dans une ville universitaire (Ndlr, Gainesville, siège de l’Université de Floride), ça a du bon, mais je vieillis. Il est temps pour moi d’avancer et de changer d’endroit. Direction la Californie, certainement Los Angeles. Pour autant, au jour où je ne prendrai plus de plaisir dans l’eau, je saurais dire stop. La natation ne régit pas tout. Il y a tellement d’autres choses à accomplir dans la vie, comme voir grandir des enfants…et leur donner envie de devenir comme Michael (Phelps) ou moi !

 

Qu’aimez-vous faire une fois sorti de l’eau ?

Je vais vous décevoir, mais j’adore m’installer sur mon canapé et regarder la télévision. En compagnie de mon doberman Carter, qui aime beaucoup les films d’action ! Mais là, je vais surtout fêter mon anniversaire avec toute ma famille.

 

Texte et photos © Planet Portraits, toute reproduction sans mention du site planetportraits.fr est interdite.

 

02/08/2012 > Une France solide et séduisante

JO 2012, Basket / Belle et probante victoire des basketteurs français contre la Lituanie (82-74) ce matin à Londres. Retour sur ce deuxième succès d'affilée et la montée en régime de Tony Parker.

 

 

A Londres, il y a eu les fusées françaises à la piscine. Il y a maintenant les avions bleus (en l’occurrence blancs) dans la salle de basket. L’équipe de France a fourni une deuxième prestation de choix face à la Lituanie. Le tout à une heure à ne pas mettre un basketteur en tenue. 9h du matin, l’heure des braves, pourtant.

Sous les yeux de la légende balte Arvydas Sabonis, les premières minutes sont françaises. Un sans faute, au propre comme au figuré. Défense collective, agressivité vers le cercle, impact physique, tout  y est pour la troupe de Tony Parker, qui change de lunettes en fin de quart-temps. 9h30 et une ola dans les tribunes, ce n’est pas commun, preuve de la qualité du spectacle. La France devant de 4 points, s’en suit le meilleur passage lituanien du match, conduit par l’arrière fuyant Pocius. Moins présents en défense, plus de déchets en attaque, la sélection tricolore subit le jeu mais un contre de Turiaf et un dunk en contre-attaque de Batum relance la machine. Visiblement touché au nez, Flo Pietrus rentre aux vestiaires avant la pause, atteinte 4 points derrière les Baltes (39-41). Le duo Parker/Batum a mis 28 points, il en mettra au final 48 (28 pour Parker, 21 pour Batum).

 

Le deuxième acte est un modèle du genre côté blanc. Le capitaine Diaw fait un chantier colossal au rebond offensif et à la distribution (10 points, 8 passes, 6 rebonds), les Lituaniens déjouent sous la pression défensive. Comme un symbole, les deux grands Diaw et Séraphin se connectent pour un alley-oop et, dans la continuité, Batum éteint Pocius d’un contre mastodon qu’il dupliquera deux actions plus tard.

L’écart grimpe au-delà des dix unités sur un bon passage de Gelabale et de Colo. Même privés de solution, d’adresse et de contre-attaque, les Lituaniens n’abdiquent pas. Mais c’est un Tony Parker discrètement énorme et de retour en grande forme qui annihile toutes velléités de retour.

Le plus dur est fait, avec ces deux victoires probantes contre les adversaires directs pour la deuxième place de la poule. Reste à surfer sur cet élan pour négocier le soi-disant plus facile, contre la Tunisie samedi et le Nigeria lundi.

 

 

La réaction de Tony Parker après-match

 

"Si Boris joue comme ça, on peut aller loin"

 

« Je l’ai dit à mes coéquipiers à la mi-temps : si on ne défend pas, on ne gagnera pas contre les Lituaniens. 43 points encaissés, c’était trop. Par contre 39 points marqués, c’était bien. En deuxième mi-temps, on a mieux défendu tout en continuant à bien attaquer, alternant intérieur et extérieur. Attaquer les défenses de zone ? Depuis que Vincent Collet est là, il a mis de bons systèmes en place, ça ne nous pose pas de problème. Boris Diaw est notre meneur de jeu, nos shooteurs sont en confiance. Personnellement j’ai l’impression de retrouver mes jambes. De toute façon, si je n’ai pas mes jambes, je suis nul aux tirs [sic]. Nicolas Batum et moi allons encore monter en régime. Si Boris joue comme ce matin, on peut aller loin. L’objectif est de terminer deuxième du groupe, pour éviter les Américains en demi-finale. Après ces deux gros matchs (Ndlr, contre l’Argentine et la Lituanie), il faut rester concentrés pour les autres. Mais on a l’expérience pour ça. Aujourd’hui, je vais aller voir le handball et ce soir la natation. Je suis le supporter numéro un de l’équipe de France à ces Jeux ! »

 

02/08/2012 > "Ma médaille est unique"

Médaille de bronze pour les filles du relais 4x200m nage libre. Parmi elles, l’Alsacienne Ophélie-Cyrielle Etienne, 21 ans, et des étoiles dans les yeux. Jamais un relais féminin français n’était monté sur un podium olympique depuis l’introduction de la natation en 1912.

 

L’euphorie commençait à retomber. Il faut dire que le relais 4x200 nage libre femmes concluait une soirée chargée à tout point de vue. Emotions, records, décibels, tout y est passé en l’espace de deux heures.

Des émotions XXL tout d’abord, avec la finale de la course reine des épreuves de natation. Le 100m nage libre masculin a débouché sur une empoignade du tonnerre entre l’archi-favori Australien James Magnussen et l’outsider Américain Nathan Adrian. Dans un ultime mouvement de bras après 47"52 d’effort, c’est le nageur le moins côté, Adrian (23 ans), qui l’emporte sur la plus infime des marges, un centième de seconde. Longtemps deuxième, le déjà double médaillé d’or Yannick Agnel finit au pied du podium.

Des records ensuite, avec deux performances qui resteront à jamais dans les annales. Les deux sur la même épreuve d’ailleurs, le 200m brasse. Chez les messieurs, le Hongrois Daniel Gyurta prend l’or et abaisse la meilleure marque de tous les temps à 2’07"28. Dans cette course, le Centre Aquatique a fait le bruit d’un avion au décollage avec la médaille d’argent obtenue par le Britannique Michael Jamieson. Chez les dames, mais en demi-finale cette fois, victoire et record du monde pour l’Américaine Rebecca Soni.

Et puis voilà, l’heure des braves a ensuite sonné. Il est 21h04 heure locale. Les relayeuses françaises attaquent ce 4x200m  qu’elles avaient fini 5e à Pékin. Camille Muffat met ses coéquipières sur orbite, Charlotte Bonnet et Ophélie-Cyrielle Etienne donnent tout pour ne pas voir Canadiennes et Chinoises revenir, et Coralie Balmy conclut le travail. Au final, les filles finissent loin des vainqueurs Américaines et des Australiennes, mais avec la médaille de bronze autour du cou.

 

 

Ophélie-Cyrielle Etienne, née à Wissemourg et marraine de l’Aquatic Club Molsheim-Mutzig

 

Quelle est votre sentiment quelques minutes après le passage par la cérémonie protocolaire ?

 De la joie, évidemment, mais aussi un réel soulagement. Nous savions toutes, les filles, que notre relais avait le potentiel pour décrocher une médaille. Pourtant, nous avions toujours manqué les grands podiums, aux Jeux de Pékin, aux championnats du monde. Entre se sentir capable de et le concrétiser, il y a un monde. Là, ce soir, c’est fait !

 

               

 

Quelle était votre stratégie pour gérer au mieux cette finale ?

L’idée était de mettre Camille (Muffat) en première relayeuse pour nous mettre parfaitement dans la course. Aussi pour ne pas subir trop les vagues de nos adversaires. Puis derrière, il revenait aux trois autres de tenir, de nous accrocher et de parvenir à défendre cette troisième place.

 

Quelle place va occuper cette performance à vos yeux ?

 Une médaille olympique, il n’y a rien de mieux. La délégation française gagne certes beaucoup de médailles, d’or, d’argent à ces Jeux, on pourrait se dire que ce n’une médaille de bronze en plus. Mais pas quand ça vous arrive personnellement, quand vous êtes la médaillée en question. Ce bronze, il est unique »

 

Photos et texte © Planet Portraits, toute reproduction sans mention du site planetportraits.fr est interdite.

 

01/08/2012 > Le village olympique en 15 images

10.500 athlètes et quelque 5.000 accompagnateurs ont investi le village olympique. L’endroit, immense et vertical, surprend par son côté verdoyant et très « villageois ». Déambulation discrète en 15 clichés…

 

36 hectares. 2.818 appartements. 16.000 lits. 250.000m2 de logements. Les chiffres s’affolent. Les hommes de la sécurité aussi, à l’approche du village olympique de ces Jeux londoniens. Ici plus qu’ailleurs (c’est tout dire, vu les contrôles aux quatre coins du parc olympique), il faut montrer patte blanche.

L’accréditation est échangée contre un magnifique brassard orange pendant la durée de la visite. Histoire de ne pas passer inaperçu.

Le village olympique de ces 30e Jeux Olympiques est plus compact que ses récents prédécesseurs. Onze ensembles d’immeubles tout de même. Aux fenêtres et aux balcons, les drapeaux des 204 pays de la partie. Certains ont poussé l’appropriation des lieux, chacun dans son style : les Australiens avec des autruches statufiées, les Canadiens avec un caribou tout rouge, les Seychelles avec des posters d’îlots paradisiaques, les Iraniens avec un, discret, cliché des ayatollahs Khomeini et Khamenei.

Lieu impressionnant s’il en est, l’immense hall de la cantine verra défiler 25.000 miches de pain et 330 tonnes de fruits pendant les quinze jours de compétition. Une énorme salle de jeux, « The Globe », permet à deux judokas françaises de défier des boxeurs irlandais au billard, à des nageurs hongrois de répéter leurs gammes sur console, à des lutteurs kirghizes de s’exciter au baby-foot.

Deux pas plus loin, croiser le chemin de l’Argentin Manu Ginobili apparaît tout ce qu’il y a de plus normal. Autant que de voir le tennisman Karlovic, un gros bandage à la patte, forfait pour le tournoi mais qui reste pour encourager ses compatriotes.  

C’est ça le village olympique, un melting-pot de fierté nationale et de clins d’œil colorés, d’yeux écarquillés et de visages connus. Surprise, l’espace est adroitement parsemé d’une ribambelle d’œuvres d’art. Dont cette statut d’un squelette gymnaste qui semble vouloir nous dire : « Bienvenue dans un autre monde ».

 

Retrouvez la visite du village olympique en images  

 

29/07/2012 > Ni miracle ni plaisir

Dure, dure, l’entrée en matière des basketteurs français. Sous les yeux de Michelle Obama et de Yannick Noah, l’équipe américaine s’est promenée dans une rencontre bizarrement décousue (98-71).

 

Etait-ce le speaker, qui, contrairement aux usages, décrit ici les actions et donne son avis ? Etait-ce l’ambiance de cette Basketball Arena, remplie pour beaucoup par des Britanniques novices de la balle orange (avant-match, des séquences vidéos expliquent au public un lancer-franc ou un double pas) ? Etait-ce le fait de débuter l’ascension olympique par la plus haute marche ? Toujours est-il que les Bleus n’ont pas été bons. Certes, la défaite était prévisible et pour ainsi dire prévue. Mais sûrement pas comme ça. Comme balbutiant leur basket et leur collectif, sans leader, ils n’ont pas rassuré. Avec 2/22 à 3 pts, 18 balles perdues, 10 passes décisives (contre 27 aux Etats-Unis) et un différentiel de 16 aux rebonds, difficile d’exister. Difficile d’envisager autre chose qu’une rouste pour un match qui n’a duré qu’un quart-temps (22-21 à la fin du premier). Après, la France s’est délitée, encaissant un 11-0 rédhibitoire en à peine plus de 2 minutes et multipliant les actions individuelles. Les splendides contres de Batum et Séraphin ont fait illusion, mais pas longtemps. Seul Ali Traoré a pris ses responsabilités, mais le voir meilleur marqueur des Bleus est plutôt ennuyeux. Dommage, d’autant plus que la sélection américaine n’a pas été grandiose, même si de l’avis général, elle a disputé sa meilleure rencontre de l’été. Kevin Durant a dominé des débats que Kobe Bryant n’aura que brièvement traversé (12mn de jeu). En fin de match, le barbu volant Harden a claqué un dunk monstrueux, comme pour mettre le couvercle sur une marmite tricolore qui ne frémissait plus depuis un moment. Bref, les Bleus n’ont donné aucune garantie dans une partie décevante. Et pourtant, il faudra proposer autre chose dès après-demain contre l’Argentine pour éviter une rencontre déjà couperet (pour éviter la quatrième place de la poule) face à la Lituanie. 

 

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