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Dopage et casseroles : un vendredi noir ?

JO 2012 / Pendant que les Experts du handball cheminaient vers la finale, pendant que Renaud Lavillenie grimpait vers l'or à la perche, le stade olympique était le théâtre d’une succession d’événements qui, tout au moins, interrogent. Paranoïa ou dopage, que et en quoi faut-il croire ?

A la question de savoir si ces Jeux de Londres ont été propres, difficile de répondre...autre chose que non. La lutte anti-dopage a certes permis, avant même le début des compétitions, d’écarter de la grand’messe olympique une bonne centaine d’athlètes. Mais depuis le début de la quinzaine, les affaires n’ont pas cessé, loin s’en faut.

Un haltérophile albanais (positif à un stéroïde anabolisant), une gymnase ouzbèke (positive à un diurétique), une sprinteuse de Saint-Kitts-et-Nevis, un judoka américain (positif au cannabis), un marcheur italien (champion olympique à Pékin, positif à l’epo avant le début des Jeux), trois demi-fondeurs marocains (tous suspendus à titre provisoire pour prise de diurétique et exclus), n’en jetez plus.

Et pourtant si, il y en a encore, et des Français : Nour-Eddine Gezzar (3.000m steeple), écarté de la délégation avant les Jeux pour un contrôle positif à l’epo ; Hassan Hirt (5.000m) exclu pour la même raison mais qui avait tout de même disputé sa série olympique. Voilà pour les cas avérés.

 

Entre les lignes, des casseroles

 

Revenons-en à notre soirée d’hier au stade. Peut-être s’agit-il d’une crise de paranoïa, mais lire les podiums entre les lignes donne ceci : championne olympique du 1.500m, et première médaille d’or de l’histoire de l’athlétisme turque, Asli Cakir Alptekin avait été suspendue deux ans pour prise de produits illicites entre 2004 et 2006 ; championne olympique du lancer du marteau, la Russe Tatyana Lysenko avait été suspendue deux ans (2007-2009) pour absorption d’un anti-œstrogène bloquant les hormones féminines ; deuxième relayeur du 4x100m britannique, un temps suspendu à vie par son comité national, on applaudit Dwain Chambers (il a effectivement été ovationné par le public !).

Le matin-même, loin du stade certes mais toujours à Londres, dans le cadre revivifiant de Hyde Park, le nageur tunisien Oussama Mellouli gagnait le 10km en eau libre. Lui-même qui avait été suspendu 18 mois entre 2006 et 2007 pour usage de produits stimulants.

Au même instant ou presque, le cas du Kényan Mathew Kisorio (positif à un stéroïde anabolisant en juin, troisième meilleur temps jamais couru sur le marathon) était confirmé. De la paranoïa, oui sans aucun doute.

Sauf quand le tristement célèbre Victor Conte (patron du feu-laboratoire Balco) ne manque pas de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : il serait selon lui facile aux tricheurs de prospérer aux Jeux, avec un système de contrôles (anti-dopage) très peu pertinents car pas assez en amont.

Allez, sur le même thème, ce vendredi soir n’a pas fait que la part belle aux « casseroles » : en finale du 4x100m, les Américaines ont effacé des tablettes l’équipe d’Allemagne de l’Est en pulvérisant (de plus d’une demi-seconde) un record du monde qui datait des fameuses années 80 au dopage étatisé. Une sacrée bonne nouvelle, non ?

 

 

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