NEWS
PDF
Imprimer
A- A+
Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur LinkedIn

Un après-midi en piste

Jeudi ont débuté les épreuves de cyclisme sur piste. A l’affiche de ce premier jour au vélodrome, des records, des larmes et une extase collective…

Un homme en communion avec son peuple. Ou l’inverse, peu importe. Le moment restera à coup sûr l’un des plus forts de ces Jeux. Déjà quintuple médaillé olympique, Chris Hoy vient d’en glaner une sixième, du métal le plus précieux. Ou plutôt faudrait-il, sous les yeux du prince William et de la Duchesse de Cambridge, parler de Sir Chris Hoy.

Car le colosse qui ne retient pas ses larmes a été fait chevalier par la reine. Né à Edimbourg il y a 35 ans, le pistard britannique s’est fendu d’un dernier tour de piste d’anthologie. A en dégoûter les trois Français, pourtant favoris pour le titre. A en faire chavirer le public du vélodrome de Londres, passé par tous les états durant cette première journée.

 

Records à la chaîne

 

 

Dans une ambiance irrespirable, la session débute par un record du monde. Comme ça, normal. La vitesse par équipe féminine fait son entrée aux Jeux Olympiques, et les deux Britanniques marquent directement leur territoire. Le record tient…deux minutes, le temps du passage des Chinoises. Qui le rebattent en demi-finale.

Au même stade, les locales se font disqualifier pour un relais hors zone. Dans les gradins et dans l’ordre, incompréhension, sifflets et résignation. Passagère, heureusement. En finale, les Chinoises l’emportent, font trois tours d’honneur drapeau en main et se font, à leur tour, sanctionner pour un mauvais relais. Les Allemandes sont des championnes olympiques tombées du ciel.

 

Par terre, exprès

 

Tout est oublié quand Chris Hoy et compagnie entrent en piste. Le trio d’outre-Manche, champion olympique en titre, met le vélodrome en fusion. Leur première série dure trois secondes, le temps au petit nouveau Hindes de se retrouver les quatre fers en l’air. Explications du directeur de l’équipe de France Florian Rousseau : « Il a raté techniquement son départ  et a fait exprès de tomber juste après. Le but, provoquer un rappel des arbitres pour « faux-départ ». C’est bien joué  ».

Le trio s’élance à nouveau, pour faire le meilleur temps à 62,695km/h de moyenne, puis se qualifier pour la finale face aux Français Baugé, Sireau et D’Almeida. Avant celle-ci, l’intermède est assuré par une invention anglaise qu’on espère oublier au plus vite : la « ola » au ralenti, sorte de danse endormie réalisée dans un brouhaha rauque. Passons le ridicule et accélérons jusqu’à l’heure H. H pour Hoy, bien sûr.

L’homme-fusée et ses deux acolytes n’auront besoin que de 42 secondes pour quitter terre. Les Français mettent quatre dixièmes de plus. Une éternité, qui fait chavirer la foule en un instant. La sono crache Heroes de David Bowie, doux air de septième ciel pour Sir Chris…   

 

 

Depuis, les pistards britanniques ont continué leur razzia au vélodrome olympique, en remportant vendredi la poursuite par équipes hommes et femmes ainsi que le keirin féminin.

 

 

Texte et photos © Planet Portraits, toute reproduction sans mention du site planetportraits.fr est interdite.

Commentaires

Ajouter un commentaire

Vous devez vous connecter pour ajouter un commentaire.

 

 

 

 

Afficher les articles par tag

Lunettes solaires, Visiofactory.com, l'Optique à prix d'usine !
Soutenez Planet Portraits sur J'aime l'info

Page

Votre compte

Liens