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La Syrie aux Jeux : « le sport, que le sport »

JO 2012 / Dix athlètes représentent la Syrie aux Jeux Olympiques qui débutent ce soir. De simples sportifs ou des ambassadeurs d’un régime qui réprime la rébellion dans le sang depuis des mois ? L’avis de Mohamed Kamel Shbib, l’un des responsables de l’équipe olympique syrienne… 

Malgré la crise et le chaos en Syrie, vous emmenez à Londres la plus importante délégation d’athlètes depuis les Jeux de Moscou en 1980. Dans quel état d’esprit ?

 

Effectivement, nous avons dix athlètes engagés dans sept disciplines. La délégation compte au total 28 membres. Nous sommes ici pour ne parler que de sport, pour ne penser qu’au sport. Même si nos chances de médaille sont limitées devant le niveau d’excellence requis aux Jeux, le seul fait d’être présents en nombre constitue un très bon résultat. Qui plus est presque à parité, avec 6 hommes et 4 femmes.

 

"L'hymne syrien à Londres"


-         A votre arrivée, vous avez signé le mur de la Trêve Olympique destiné à promouvoir la paix dans le monde. Pourquoi, alors que dans le même temps, l’armée du président Assad bombardait les rebelles à Alep ?


-         Nos athlètes participent au jeu pour prouver leur valeur et leur attachement à notre pays. Ils viennent pour faire retentir l’hymne national syrien à Londres. Personnellement, j’en suis à mes 9èmes Jeux, je suis imprégné de l’esprit olympique. Nous sommes des sportifs, nous ne souhaitons pas évoquer la politique et la guerre*.


-         Néanmoins, vous comprenez que votre présence fasse l’objet de vives polémiques, vous reprochant de représenter le régime en place ?


-         Nos sportifs rêvent comme n’importe quels autres de participer aux Jeux. Ils veulent montrer à Londres une autre image de notre pays, montrer qu’ils ont pu se qualifier malgré la crise et des conditions d’entraînement délicates, même si certains ont pu se préparer en Russie, au Kazakhstan et même au Pays de Galles. Nous reprocher notre présence, c’est violer le principe même de l’olympisme. 
 
 
*Un des dix athlètes engagés a toutefois affiché ouvertement son soutien au régime. Et pour cause : Ahmad Saber Hamshou, engagé en équitation, est le neveu de Maher-al-Assad, frère du président et numéro deux du régime, et le fils de Mohamed Hamshou, homme d’affaires influent et rangé aux côtés du régime. Le cavalier syrien de 19 ans a notamment affirmé à un quotidien britannique que « le régime ne faisait rien de mal, juste protéger la population de groupes terroristes ».

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