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Ma (longue) route jusqu’à TP

J-1 avant les JO de Londres / Les basketteurs français sont arrivés hier à Londres. Ils ont découvert le village olympique avant de rejoindre un gymnase isolé pour s’entraîner. L’occasion, quatre jours avant leur premier match contre les Etats-Unis, d’aller à leur rencontre. Une riche idée…

Quel journaliste n’a pas vécu ça : partir sur un sujet avec un angle d’article bien arrêté, et en revenir avec la certitude que l’on écrira tout sauf ce qui était prévu. Recueillir le sentiment de Tony Parker quelques heures après son arrivée à Londres pour ses premiers JO, ça avait de la gueule, non ? Qu’à cela ne tienne, j’ai ainsi ciblé le premier entraînement des Bleus en terre britannique. Hier, de 17h à 19h. Non pas dans l’immense arène du parc olympique qui accueillera les rencontres de poule, mais dans un lieu au doux nom de « Lee Valley Training Centre ».

Un coup de fil au responsable des relations presse de l’équipe, et le tour doit être joué. Mais l’appel reste sans réponse. Assurons-nous via le réseau d’information intranet des Jeux que l’entraînement est bien ouvert à la presse, et c’est le cas. Parfait, l’ambiance du centre de presse monumental avec tous ces reporters scotchés à leur smartphone commençait juste à me peser. Premier souci, personne au sein des bénévoles chargés des transports, pourtant sacrément disponibles et dévoués, ne sait comment rejoindre le fameux Training Centre.

 

Pas de gymnase à l’horizon

 

Quelques clics plus loin, tout est plus clair, direction le Nord-Est de Londres, à cinq kilomètres du site olympique. Il faut déjà sortir de ce dernier, par une navette spéciale qui zigzague jusqu’à la gare de Stratford. Puis fendre la foule impressionnante venue s’imprégner de l’ambiance des Jeux. Puis le bus n°158, plein comme un œuf, doit m’emmener tout près de ma destination. Chose faite une demi-heure plus tard, grâce à la vista d’un chauffeur tatoué et ravi d’aider un Français.

Lea Bridge Road, la route est la bonne. Pas de gymnase à l’horizon, mais j’ai bon espoir. Des épiceries multiculturelles défilent, un commerçant asiatique m’interpelle pour me demander si j’ai l’horaire exact de la cérémonie d’ouverture de vendredi. Un prospectus pour un fast-food caribéen en main, je commence à suer sous ce soleil qui n’a rien de londonien (Londres a connu hier mercredi sa journée la plus chaude de l’année).

 

Des faux airs d’entrepôt

 

J’oublie la chaleur en réfléchissant à quelques questions pour notre « TP » national. Et me pourlèche les babines d’assister à un bout d’entraînement des vice-champions d’Europe. A l’horizon, des bénévoles estampillés « London 2012 », je dois approcher. L’un d’entre, Arunas, Litunien installé à Londres, m’assure qu’il a joué en équipe de jeunes avec Robertas Javtokas (forfait pour les JO). Cent mètres plus loin, voilà la silhouette d’entrepôt de ce qui est le Training Centre, pourtant au milieu d’un parc verdoyant. Un vigile m’accompagne désormais, il se réjouit d’aller demain (aujourd’hui) à Manchester pour les premières rencontres de foot masculin. Moi aussi, mais de savoir le numéro 9 des San Antonio Spurs là, tout près.

 

 Le coach plutôt que le n°9

 

Contrôles de sécurité, attente, arrivée du chargé des relations presse. Dans le couloir de cet improbable antre, il m’annonce que l’entraînement est finalement à huis clos. Non négociable. Comme ça, sans savoir d’où je viens et tout le cœur que j’y ai mis. Cerise sur le gâteau, les joueurs fileront direct après la séance. Chou blanc.

Mon tête-à-tête avec Tony Parker, ce sera pour plus tard, ou pour jamais, ou peut-être au milieu de 500 autres collègues dans la zone mixte d’après-match. Penaud de repartir arpenter cette tour de Babel qu’est Lea Bridge Road sans rien dans mon dictaphone, j’abats ma dernière carte. -Et une rapide interview de Vincent Collet juste en fin d’entraînement ? -Je reviens… C’est oui. L’entraîneur des Bleus et de Strasbourg, c’est beaucoup mieux que rien du tout !

Me reste juste à poireauter une bonne heure dans une pièce microscopique. Avec des journalistes brésiliens, dont la sélection s’entraîne à côté des Bleus…également à huis-clos. Jeux de Rio, Néné Hilario, coming-out de l’ancien joueur du PSG Rai, les discussions en anglais tuent le temps. Voilà « coach Collet », plus disponible que prévu, à causer à bâtons rompus pendant un bon quart d’heure.

Ouf, j’ai du grain à moudre, sur ses plans, ses ambitions, sa vision des Jeux, ses inquiétudes aussi. Un futur papier qui tiendra la route. Le bus des Bleus est prêt à partir, déjà. Moi aussi, du coup. Sauf qu’en traînard, TP n’est pas encore là. L’œil plus noir que jamais, l’air contrarié, il arrive en dernier. Le réveil d’une douleur à l’épaule lui a pourri l’entraînement. Il y aura un échange de « salut », une photo, et c’est tout. Pas de quoi m’essouffler avant d’attaquer le voyage retour…

 

 

 

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