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Et un, et deux, et trois…Mayer (2/3)

Planet Olympique / Albert à Mexico, Sébastien à Barcelone et maintenant Joanne à Londres : les Mayer et le kayak alsacien, où l'histoire d'une saga familiale et d’une trilogie olympique. Deuxième volet avec le père…

« Tout le monde a son kayak ? Son gilet ? Faites doucement, vous m’avez l’air bien excité ! » Les mains sont en porte-voix, l’intonation exclamative, le timbre qui porte. Personne ne moufte. On appelle ça l’autorité naturelle. Sébastien Mayer en impose. Par les cordes vocales et par le physique : la silhouette longiligne (1m90), la veste et le pantacourt dissimulent à peine un corps sculptural ; des lunettes de soleil cachent le regard bleu mais font ressortir ce visage comme taillé au vent à a la pagaie.

La vingtaine d’enfants ne s’y trompent pas et filent droit. Voilà un trimestre qu’ils ont appris à connaître cet enseignant pas comme les autres. Cadre sportif à la Ville de Mulhouse, Mayer initie les écoliers à la pratique de son sport.

 

Quatre en un

 

« J’essaie de leur faire aimer le kayak. Même si les gamins d’aujourd’hui savent de moins en moins faire de choses. Un rien suffit à les déboussoler ». L’éducateur est aussi père. Et entraîneur. Et ancien athlète de niveau mondial. A 42 ans, il navigue au gré des statuts. Avec sa fille Joanne, qui parfait sa préparation pour les Jeux de Londres, il mixe savamment les quatre.

La lycéenne de 19 ans, née quelques mois après l’expérience olympique du paternel, n’a pas fini de tirer profit de son expérience. Il l’a prise en main il y a sept ans, à la fin de sa propre carrière.

 

« La tenue, la Dream Team, waouh ! »

 

Avant, Sébastien Mayer aura navigué en haut des bilans. Le meilleur kayakiste français des années 90 résume : « Les vétérans de l’ASCMR* m’ont fait aimer ce sport ; un ancien international, Denis Maurer, m’en appris toutes les ficelles ».

Occupé professionnellement, son père Albert lui a moins inculqué les bases techniques que l’importance de l’humilité. Ses souvenirs des Jeux de Barcelone sont symptomatiques. «Passé de l’anonymat à la position de celui qui a tout ce qu’il veut, ça m’a presque gêné. La tenue officielle, les repas au village olympique, l’accueil au club France, la vue de la Dream Team*, waouh ! »

 Interrogé sur son après-Jeux à lui, il anticipe plutôt celui de sa fille. « L’essentiel, ce sera qu’elle obtienne son bac en septembre ». Si entre temps elle fait mieux que lui, en qualifiant le K4 tricolore à la finale olympique, il ne boudera pas son plaisir.

 

Un sérieux chambreur

 

Adepte de ski de fond et de basket -« il y a mieux à faire en hiver que d’attendre le dégel du canal »-, il a la compétition dans le sang.

 

 

Dans sa catégorie Vétérans 1, il est encore le meilleur. Quand il en fait baver à Joanne, il leste encore sa propre embarcation de cinq kilos. Quand il est sur l’eau avec les enfants des écoles, il lui arrive de hurler : « allez les filles, montrez que vous êtes aussi fortes que les garçons ». Du Mayer tout craché. Du Sébastien dans le texte, qui ne manque jamais une occasion de vanner. Ciblé préférée, le père, forcément, et ses habitudes vestimentaires disons pittoresques.

Simple et droit dans ses baskets, sérieux sans se prendre au sérieux, il incarne l’image de l’entraîneur sûr de son fait et du pédagogue respecté. L’un dans l’autre, du sportif modèle. Mais chut, on va embarrasser le grand monsieur…

 

 

*l’Association sportive des cheminots de Mulhouse & Riedisheim, son club de toujours.

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