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Water-polo : les Hongrois toujours intouchables ?

JO2012 / Américains contre Hongrois, un classique du water-polo : la finale des Jeux de Pékin était à l’affiche aujourd’hui à Londres. L’occasion de plonger avec cette Hongrie qui monopolise l’or olympique depuis douze ans…

 

20% des places mises en vente pour les rencontres de water-polo n’auraient pas trouvé preneur. Pourtant, à l’heure d’un Etats-Unis-Hongrie, l’arène dédiée aux poloïstes affiche complet. La tribune principale, 5.000 places, est noyée sous des vagues rouge, blanche et rouge. Plus bas, au niveau de l’eau, les peignoirs siglés Magyarország tombent. Trois fois championne olympique d’affilée, la sélection magyare défie celle qu’elle a battue en finale il y a quatre ans.

Les Etats-Unis, comme la Serbie, l’Italie et l’Espagne, des places fortes d’un sport qui compte seulement 11.000 licenciés en France. Mais voilà, toutes ces nations se heurtent à un problème récurrent : comment faire tomber la Hongrie de son piédestal olympique ? Inscrit aux Jeux depuis 112 ans, le water-polo lui a déjà offert neuf médailles d’or. L’événement le plus marquant d’un siècle de Jeux est toutefois moins glorieux : en demi-finale en 1956, les Hongrois affrontent l’URSS quelques mois après l’intervention de l’Armée rouge dans Budapest. Le match bascule en pugilat généralisé, la piscine en bain de sang.

 

"Ils prennent un plaisir fou"

 

Aujourd’hui à Londres, pas de baston ni de règlement de comptes. Quelques coups bas, évidemment, des bras accrochés, bien sûr, mais rien de plus. Bonnets blancs, les champions en titre frappent d’entrée et mènent 4-0. Endurance et technique d’un nageur, force d’un handballeur dans le lancer de balle, agilité d’un lutteur, le poloïste est un athlète formidable. Le Hongrois, lui, est tout cela et un peu plus encore.

« Nos joueurs ont un plaisir fou à se retrouver en sélection nationale », explique Emil Krasz, journaliste spécialisé. « Comme dans les grandes nations de sport collectif, certains jouent à l’étranger, notamment en Croatie et en Italie. Mais il y a une ossature venant des deux grands clubs hongrois, Vasas (Budapest) et Eger ». Frustrée par l’absence de performance dans d’autres disciplines, le peuple hongrois tout entier s’est peu à peu tournée vers le sport gagnant. Pour ne plus le lâcher.

 

"Toute la Hongrie nous suit"

 

En début de troisième quart-temps, les Américains prennent définitivement l’eau, chahutés 9-3 par un collectif détonnant. Au bord de la piscine, un bonhomme rondouillard s’agite malgré tout. L’entraîneur des Hongrois Denes Kemeny est une figure culte au pays. Vétérinaire de métier, président de la fédération à ses heures perdues, il a conduit l’équipe masculine aux trois derniers titres olympiques. Et ne s’assied que quand la Hongrie enterre le match en menant 11-4 à 5 minutes de la fin.

Pour conclure ce ballet de costauds, les drapeaux magyars flottent, des « bien joué les gars » descendent en rythme jusqu’à l’eau. « C’était leur match le plus abouti. Plutôt bon signe », sourit Emil Krasz. Ou très mauvais, pour la colonie de prétendants qui rêvent de faire tomber les indéboulonnables.

« Nous avons mal débuté le tournoi (Ndlr, par deux défaites), mais les trois dernières rencontres ont redonné confiance », dit l’entraîneur. Ce à quoi répond le capitaine Biros : « Les matchs à élimination directe, il n’y a que ça qui compte. Toute la Hongrie nous suit et compte sur nous, impossible de décevoir ». Alors, quatre à la suite ?

 

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