NEWS
PDF
Imprimer
A- A+
Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur LinkedIn

Abi choisit l’Australie

 

Mulhouse, France / Professeur d’anglais en Alsace, c’est bien. Reporter événementiel à 16.000km et neuf fuseaux horaires de là, c’est mieux. A 26 ans, la Mulhousienne Abigail Courroy est en course pour un « job de rêve » en Australie.

Flash-back en 2009. L’Etat australien du Queensland fait un buzz colossal en proposant « le meilleur job du monde ». 35.000 candidats vont répondre à cette surprenante campagne de soutien au tourisme. En jeu, un poste de gardien d’une île paradisiaque sur la Grande Barrière de corail.

 

Le Britannique Ben Southall est l’heureux élu. Une expérience qui, on s’en doutait un peu, change sa vie. Quatre ans plus tard, il assure en personne la promotion d’une initiative similaire, démultipliée en six « meilleurs jobs du monde ». Six postes, six mois, dans six Etats d’Australie, pour six jeunes de 18 à 30 ans éligibles à un visa de travail provisoire.

 

Reporter-blogueur

 

Chaque lauréat se verra attribuer une enveloppe de 100.000$ australiens pour des postes aussi originaux que variés : gardien de parc naturel, soigneur d’animaux, explorateur de l’Outback, photographe « lifestyle », chroniquer gastronomique. Et « social party reporter ».

 

Ce dernier job interroge. « Reporter-blogueur VIP », traduit Abigail Courroy, « chargé de couvrir les fêtes et les festivals en Nouvelle-Galles du Sud et d’en faire part sur les réseaux sociaux ». L’interprète est digne de confiance. Elle est concernée au premier chef, sélectionnée dans la liste des 25 qui postulent encore au poste (sur 45.000 candidats initiaux).

 

L'envie d'y retourner

 

Mulhousienne, professeur d’anglais vacataire, la jeune femme de 26 ans a déjà goûté à l’Australie. Une année à enchaîner petits boulots et tourisme, échanges et expériences improbables. Une année pour susciter l’envie d’y retourner. Et une vidéo de 30 secondes pour séduire par son originalité…

 

 

En interview, la séduction opère aussi. Par sa simplicité, son naturel, Abigail Courroy dégage ce petit quelque chose en plus. Ce petit quelque chose de pas courant. Curieuse, expressive, intéressée, elle élève la discussion. Mère britannique, père franc-comtois, la voilà parfaitement bilingue et imprégnée d’une double culture.

 

"Get lucky, pick Abi"

 

« Pick Abi* », mot d’ordre pour mobiliser autour de sa candidature, a même été prononcé par le maire de Mulhouse. « Pick Abi », cri de ralliement, résume son défi : « savoir être sérieuse quand il le faut, mais ne pas prendre la vie au sérieux ». En parodie de "Get Lucky" de Daft Punk, c'est encore mieux !

Son itinéraire semble rectiligne. Lycée privée, classe prépa, Capes, pas d’anicroches. Il est en fait sinueux comme une chorégraphie de GRS, discipline qu’elle a longtemps pratiquée. Esprit nomade, peur de décevoir, plan de carrière, la toile à tisser est complexe.

 

Faire le buzz...et s'envoler

 

L’échange se prolonge. Abi est débordée de coups de fil mais assure. L’Australie, c’est à ce prix. Abi a un coup de stress mais se reprend.  Un job de rêve, ça se mérite. Dans dix jours, elle sera fixée. D’ici là, elle rassemble toute son énergie pour unir autour d’elle. « Faites des vidéos de soutien, c’est ce qui me fera gagner ! »

Mission, faire le buzz, amasser un maximum de témoignages en sa faveur, et remettre aux organisateurs le document le plus convaincant possible. Son joli minois fait la moue à l’idée d’un échec. « Bah, l’engouement autour du concours m’a fait redécouvrir ma ville. Si je ne pars pas, ce n’est pas grave ».

Sur sa page Facebook, elle s’est renommée « Abi Lieveicanfly ». Elle a raison d’y croire. Bien sûr qu’elle peut voler. Et toucher le ciel, aussi. Needless to say, au-dessus de l’Opéra de Sydney !

 

Abigail Courroy a même accepté de plancher sur…son portrait chinois…

 

Si j’étais … , je serais …

 

une couleur : celle de l’océan et du ciel australiens, entre bleu roi et bleu électrique

un adjectif : fun

un geste : le pouce levé

un tweet : overwhelmed, mais débordée positivement hein 

un objet : ce boomerang (posé là, négligemment, sur la table). Si je gagne, j’aurai six mois pour apprendre à l’utiliser !

un look high heels (talons hauts)

un pêché capital : la gourmandise…muffins, brownies, tout ce qui est plein de sucre.

un livre : celui que je suis en train de lire, de la trilogie Fifty Shades of Grey (Cinquante nuances de Grey).

un métier : chief funster, bien sûr

un alcool : je n’aime pas l’alcool.

une fleur : la fleur de paradis (nom commun, oiseau de paradis), que j’ai découverte en Australie.

une heure : minuit, quand je me dis « là je devrais être au lit », mais que je ne m’y tiens jamais.

une ville : non, plutôt un quartier : celui de Darling Harbour à Sydney.

un DJ : Skrillex, vu pour la première aux Artefacts de Strasbourg. Mais beaucoup d’autres aussi…

une plage : Turquoise Bay, sur la côte Ouest de l’Australie

un film : Sept vies, qui me fait pleurer à chaque fois que je le regarde.

un homme : un homme sûr de lui

un personnage de fiction : Mowgli. Chaque fois que ma sœur et moi regardons le Livre de la Jungle, nous imitons les voix en anglais des animaux.

un animal : le kookaburra, oiseau d’Australie au cri si spécial

un souvenir : dans le Sussex, descendre une colline enneigée sur…une porte de frigo. Il y en avait sur des woks, des planches à repasser.

 

*choisissez Abi

 

 

Toute reproduction sans mention du site planetportraits.fr est interdite.

None of the photographs and text on this web site are within public domain.

 

Commentaires

Ajouter un commentaire

Vous devez vous connecter pour ajouter un commentaire.

 

 

 

 

Afficher les articles par tag

Lunettes solaires, Visiofactory.com, l'Optique à prix d'usine !
Soutenez Planet Portraits sur J'aime l'info

Page

Votre compte

Liens