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Attention, balles mouillées

Photo Kelsey Thorsen - Gros plan sur une petite histoire incongrue du sport américain : ces balles frappés depuis l'AT&T Park, antre des San Francisco Giants, qui, une fois ou l'autre, amerrissent dans la baie. Non loin de l'endroit où pourrait se tenir la Coupe de l'America en 2013...

Dans l’inconscient collectif, la baie de San Francisco, c’est le Golden Gate Bridge et l’île d’Alcatraz. Dans la réalité des San Franciscains, il y a surtout le Bay Bridge, le pont le plus emprunté qui conduit à la ville voisine d’Oakland, le fameux brouillard sur la mer et le baseball, seul sport majeur pratiqué dans la « ville de la baie ». D’ailleurs, les performances des Giants -le nom de l’équipe- sont intimement liées à la baie elle-même. Leur stade, le AT&T Park, est pour ainsi dire au bord de l’eau, à surplomber l’un des nombreux yacht clubs de la ville. Cette proximité avec l’élément liquide a donné naissance à une (petite, avouons-le) histoire dont le sport professionnel américain a le secret : celle des splash hits, expression intraduisible s’approchant des « frappes mouillées ». Le terme désigne un coup de circuit, plus connu sous son patronyme anglophone de home run, que le batteur aurait frappé avec une puissance telle que la balle aille finir sa course hors du stade…dans l’eau.

 

Le roi des balles mouillées en procès

 

La partie du port de plaisance susceptible de voir plonger ces splash hits porte même le nom d’un fameux joueur des Giants des années 60 et 70, Willie McCovey, connu pour sa force de frappe et ses home runs qui, lorsqu’il se déplaçait à Montréal, sortaient de l’enceinte et allaient droit dans une piscine attenante. Aujourd’hui, à chaque rencontre à domicile des Giants, la « crique McCovey » se remplit de fanatiques en kayaks ou autres bateaux de fortune. L’objectif ? Attraper au vol un précieux splash hit, évidemment ! Attention, la fréquence de l’événement n’est pas des plus denses : 53 ont été réussis par les joueurs locaux depuis l’ouverture du AT&T Park début 2000. Et 35 par le seul Barry Bonds, machine à frapper des home runs (il détient le record absolu en carrière avec 762) et à susciter les doutes (son procès pour parjures et prises de substances illicites devraient avoir lieu en 2011)…

Retrouvez ici l'avant-dernière balle mouillée en date, frappée par Andres Torres le 28 juillet

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